2ème Edition de CinéSorop – Novembre 2017


C’était la deuxième édition de cette matinée cinéma dominicale dans une salle comble au Rex 4 à Vevey.

Trois court métrages sur la complexité des relations humaines et la communication

Trois jeunes réalisatrices talentueuses

HARU ICHIBAN (Tempête de printemps) 2005, Aya Domenig                                  v. o. sous-titré, 22 min

Kimiko, une jeune Japonaise, est sur le point de quitter son pays natal pour la Suisse et, contre la volonté de son père, d’épouser Philippe. La veille de son départ, elle rend visite à sa famille à la campagne et tente une dernière fois de faire changer son père d’avis. HARU ICHIBAN traite du courage et de la perte qu’engendre une telle décision.

 

IL SILENZIO-LE SILENCE 2016, Farnoosh Samadi et Ali Asgari                                   v.o. sous-titré, 14 min

Fatma et sa mère, des réfugiées kurdes en Italie, doivent affronter une situation bien particulière: l’annonce que la mère est atteinte d’un cancer. Sa fille pourra-t-elle traduire pour sa mère les mots de la doctoresse?

 » Pour IL SILENZIO,  on a souhaité parler du silence en général, mais aussi du silence des enfants de l’immigration, témoins silencieux de problèmes qui arrivent autour d’eux. Le sujet du film est surtout le lien d’un enfant à sa mère, on ne voulait pas se centrer sur la question de l’immigration, mais on souhaitait quand même évoquer ses conséquences du point de vue de l’enfant. » Ali Asgari

 

ANTOINE, L’INVISIBLE (Antao, o invisivel) 2017, Maya Cosa et Sergio Da Costa                fr eng, 17 min

Au Musée National des Arts anciens de Lisbonne, une guide présente le tryptique La Tentation de Saint Antoine à trois publics: des personnes voyantes, des aveugles et un homme sourd et aveugle. Le tableau se dévoile peu à peu mais sans que jamais il ne soit montréà l’écran.

« Le film questionne la production de sens, la transmission et la médiation dans l’art. » Aurélien Marsais .

« La perception d’une œuvre d’art correspond-elle à une approche visuelle? Ou passe-t-elle plutôt par le monde des idées et l’imagination? La réponse est peut-être dans une stupéfiante révélation finale. » Luciano Barisone

 

Les bénéfices de cette action, d’un montant de plus de 3’000 Frs, étaient cette année encore en faveur de l’Association Lire et Ecrire, en particulier pour le projet Livre Ensemble :

Afin de prévenir l’illettrisme, il faut rendre accessibles les cours de Lire et Ecrire et Français en Jeu aux femmes allophones ou en situation d’illettrisme avec des enfants en bas âge, en leur offrant une solution de garde. L’objectif est d’éveiller à la lecture les enfants en âge préscolaire d’origine sociale modeste ou migrante, de renforcer le lien familial et la confiance des mères à partager ce type d’activité avec leurs enfants et de préparer les jeunes générations à l’entrée dans le système scolaire.

 

Association Lire et Ecrire

https://www.lire-et-ecrire.ch